jeudi, 21 juillet 2011

Pensées de JPK vers DSK

Juin 2011

Pensées de JPK vers DSK

J’ai suivi ce feuilleton télévisé éclipsant prison break et la multitude de téléfilms mettant en scène la justice américaine.

Mes six ans de prison à Saint-Léonard, m’avaient permis une analyse profonde sur notre système pénitentiaire.

La justice américaine me renvoie au lynchage et aux chasseurs de primes . . .

J’ai bien observé le visage de Monsieur Strauss Kahn, quelques jours d’enfermement ont fait sauter toutes ses sécurités intérieures, ses références.

Le coffre pour diriger le FMI, il l’avait, mais la pression pénitentiaire en aurait fait une loque . . .

Peut-il se ressourcer, rebondir ?

Lui seul le sait avec sa conscience et ses contradictions mais n’est pas Bernard Tapie qui veut.

Homme de pouvoir, il a franchi la frontière entre séduction, relation librement consentie ou monnayée.

Même si le pouvoir peut s’avérer aphrodisiaque pour l’autre sexe . . .

N’ayons pas peur des mots, ses amis à trop vouloir protéger ses "frasques", ne lui ont pas rendu service, c’est un malade pathologique nécessitant un traitement . . .

L’ARGENT MASQUE TOUT

Cette "affaire" finira par un chèque . . .

Badinter et Gisbert, peu suspects d’être du même bord politique ont eu cette analyse commune.

La justice américaine prétendument démocratique, met ses procureurs en élection, donc en état de faiblesse et de corruption, et le législateur permet en plaidant coupable, d’être moins punissable qu’en plaidant innocent.

Ce délire bien réel est comparable aux play off du championnat de Belgique de football.

  JOURNAL D’UNE FEMME DE CHAMBRE

 La sémantique française fait de DSK un libertaire, le pourtant très sérieux et très à gauche Jean François Kahn, n’y voyait qu’un pince fesse avec une bonniche.

 Le journal d’une femme de chambre d'Octave Mirbeau revient à la surface . . .

 Aux Etats-Unis, les tabloïds donnent la raclée à DSK.

 " DSK the perf "

 Pas besoin de traduction . . .

 En réalité, les deux systèmes se foutent pas mal de l’être humain agressé.

 Dans les semaines et mois qui viennent, le jeu judiciaire consistera à salir aussi bien le violeur présumé que la violée présumée . . .

 Notre culture du mâle remise en question.

 Le badinage, le marivaudage; la séduction masculine s’est toujours accompagné d’un parfum de pouvoir.

 Le corps, la fonction et l’esprit d’un homme en impose.

 Nous pouvons être "of limite" sans bien en évaluer l’impact sur l’autre sexe.

 Oui JPK, 62 balais a des propos "gaulois" avec sa femme d’ouvrage, ses infirmières, sa kiné et sa toubib.

 Ils sont d’ailleurs gradués.

Mes plaisanteries sexe vont du premier au troisième degré.

Je m’imagine séducteur et si je n’étais qu’un emmerdeur ?

 Je laisse le mot de la fin à Caroline Fourest : "le vrai libertinage est féministe.

 Il préfère la séduction à la domination, la fusion à la conquête.

 Autant dire qu’il érige le consentement en valeur absolue." (1)

 Jean Pierre Keimeul

 (1) Extrait de l’article publié dans le Monde du 21 mai : "Eloge du consentement"

 Caroline Fourest journaliste, essayiste, écrivain a publié : "la tentation obscurantiste" et "la dernière utopie" chez Grasset

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