lundi, 31 octobre 2011

ALLO OUIiiii ne ?

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ALLO OUIiiii ne ?

mercredi, 31 août 2011

Le fol enthousiasme d'un fou ?

 

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Le fol enthousiasme d'un fou ?

vendredi, 19 août 2011

Pipiiiiiiiiiiiii !

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Pipiiiiiiiiiiiii  !

Besoins non satisfaits . . . à Liège

jeudi, 21 juillet 2011

Pensées de JPK vers DSK

Juin 2011

Pensées de JPK vers DSK

J’ai suivi ce feuilleton télévisé éclipsant prison break et la multitude de téléfilms mettant en scène la justice américaine.

Mes six ans de prison à Saint-Léonard, m’avaient permis une analyse profonde sur notre système pénitentiaire.

La justice américaine me renvoie au lynchage et aux chasseurs de primes . . .

J’ai bien observé le visage de Monsieur Strauss Kahn, quelques jours d’enfermement ont fait sauter toutes ses sécurités intérieures, ses références.

Le coffre pour diriger le FMI, il l’avait, mais la pression pénitentiaire en aurait fait une loque . . .

Peut-il se ressourcer, rebondir ?

Lui seul le sait avec sa conscience et ses contradictions mais n’est pas Bernard Tapie qui veut.

Homme de pouvoir, il a franchi la frontière entre séduction, relation librement consentie ou monnayée.

Même si le pouvoir peut s’avérer aphrodisiaque pour l’autre sexe . . .

N’ayons pas peur des mots, ses amis à trop vouloir protéger ses "frasques", ne lui ont pas rendu service, c’est un malade pathologique nécessitant un traitement . . .

L’ARGENT MASQUE TOUT

Cette "affaire" finira par un chèque . . .

Badinter et Gisbert, peu suspects d’être du même bord politique ont eu cette analyse commune.

La justice américaine prétendument démocratique, met ses procureurs en élection, donc en état de faiblesse et de corruption, et le législateur permet en plaidant coupable, d’être moins punissable qu’en plaidant innocent.

Ce délire bien réel est comparable aux play off du championnat de Belgique de football.

  JOURNAL D’UNE FEMME DE CHAMBRE

 La sémantique française fait de DSK un libertaire, le pourtant très sérieux et très à gauche Jean François Kahn, n’y voyait qu’un pince fesse avec une bonniche.

 Le journal d’une femme de chambre d'Octave Mirbeau revient à la surface . . .

 Aux Etats-Unis, les tabloïds donnent la raclée à DSK.

 " DSK the perf "

 Pas besoin de traduction . . .

 En réalité, les deux systèmes se foutent pas mal de l’être humain agressé.

 Dans les semaines et mois qui viennent, le jeu judiciaire consistera à salir aussi bien le violeur présumé que la violée présumée . . .

 Notre culture du mâle remise en question.

 Le badinage, le marivaudage; la séduction masculine s’est toujours accompagné d’un parfum de pouvoir.

 Le corps, la fonction et l’esprit d’un homme en impose.

 Nous pouvons être "of limite" sans bien en évaluer l’impact sur l’autre sexe.

 Oui JPK, 62 balais a des propos "gaulois" avec sa femme d’ouvrage, ses infirmières, sa kiné et sa toubib.

 Ils sont d’ailleurs gradués.

Mes plaisanteries sexe vont du premier au troisième degré.

Je m’imagine séducteur et si je n’étais qu’un emmerdeur ?

 Je laisse le mot de la fin à Caroline Fourest : "le vrai libertinage est féministe.

 Il préfère la séduction à la domination, la fusion à la conquête.

 Autant dire qu’il érige le consentement en valeur absolue." (1)

 Jean Pierre Keimeul

 (1) Extrait de l’article publié dans le Monde du 21 mai : "Eloge du consentement"

 Caroline Fourest journaliste, essayiste, écrivain a publié : "la tentation obscurantiste" et "la dernière utopie" chez Grasset

jeudi, 14 juillet 2011

Ils n'ont vraiment rien d'autre à faire ?

 

Bienvenue sur 6com.be

Edition du 14 Juillet 2011

:: Politiques Régionales et Communautaires ::

La "Wallonie" remplacera la Région wallonne (enfin, chez nous...)

Le Parlement wallon s'apprête à voter une résolution qui fera des heureux dans les rangs des régionalistes convaincus : désormais, on ne dira plus "Région wallonne", mais "Wallonie".

Pour un meilleur sentiment d'appartenance.

Mais, comme pour la Fédération Wallonie-Bruxelles qui a remplacé la Communauté française, le terme "Wallonie", pour la Constitution, n'existe pas.

Pour la Flandre non plus, évidemment. (Le Soir)

 

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Ils n'ont vraiment rien d'autre à faire ?

lundi, 20 juin 2011

Une critique de la critique des grèves

Bienvenue sur 6com.be
Edition du 20 Juin 2011

Une critique de la critique des grèves

La région liégeoise vient de connaître, à nouveau, une petite semaine sans autobus.
Peu avant cela, un long conflit avait perturbé la distribution du courrier
Des actions ont eu lieu à la SNCB.
Autant d’occasions, pour les poujadistes de tous poils, de se déchaîner contre les agents des services publics, contre les syndicats, contre ce petit peuple qui a ainsi l’audace de se révolter et de perturber le cours normal des choses.
La critique est d’ailleurs plus facile aujourd’hui : blogs, réseaux dits sociaux…
La panoplie des nouveaux outils de communication permet à tout un chacun d’exhaler ses haines quotidiennes, ses rancœurs et frustrations, d’autant plus aisément que c’est somme toute à la portée de tout le monde techniquement, pas cher du tout et généralement couvert par l’anonymat pervers qui est celui des pseudonymes.
Certes, blogs et autre pages Facebook ne sont au fond qu’une formidable évolution technologique de ce qui était autrefois le traditionnel courrier des  lecteurs, dans les quotidiens.
Mais à mes débuts dans ce métier, ce qui nous met tout de même trente ans en arrière, le courrier des lecteurs était relu avant publication (aujourd’hui, les expressions des internautes sont retirées des sites quand cela fait trop de foin, ce qui est bien le signe qu’elles ont été injectées sans vérification), les lettres anonymes expédiées au bac et, souvent même, on procédait à une sommaire identification de l’auteur.
Toutes choses qui n’existent plus aujourd’hui, s’agissant des signatures type «frustré1534g » ou « marceldenface 128 ».
Aujourd’hui, tout ça est publié sans retenue.

On va plus loin : certains quotidiens relayent complaisamment ce qu’ils trouvent sur leur site, et en tirent même des conclusions, confondant éructations et analyse d’opinion.
C’est la spirale : les médias relayent le mécontentement de «l’opinion», interpellent les politiques qui ressortent des tiroirs leurs projets de limiter d’une manière ou d’une autre le droit de protester, dont le droit de grève est une forme.
Et il n’est pas rare que les autorités interpellées, direction ou conseil d’administration, ne décident de tout bloquer en spéculant sur l’impopularité ainsi mesurée des mouvements, impopularité qui devrait finir par donner mauvaise conscience aux grévistes et les pousser à arrêter…

Et nous en arrivons ainsi à ce qui est peut-être l’objectif suprême : culpabiliser le protestataire organisé et capable d’efficacité.
Culpabiliser les organisations syndicales, pour les affaiblir dans l’opinion et, à terme, en réduire le pouvoir.
Regardez ce paradoxe : les mêmes médias qui vocifèrent contre les mécaniciens des TEC en grève s’émeuvent aux larmes de l’esprit citoyen des «indignados» de la Puerta del Sol.
Evidemment, disent-ils, ce n’est pas la même chose.
En clair, les «indignés» n’emmerdent personne, les grévistes du TEC bien.
C’est exact, et c’est bien pour cela que les grévistes du TEC ont fini par obtenir une solution.

Par contre, un pouvoir politique peut vivre des mois avec des gens qui font pousser des tomates sur une place, en s’organisant en sympathique communauté de jeunes sous le soleil.
Et les médias, eux, tourneront la page, ce qu’ils avaient déjà commencé à faire quand les «indignados», la semaine dernière, ont décidé de lever le camp.
Assurément, cela aurait tourné autrement si les «indignés» s’en étaient allé bloquer une autoroute, envahir le parlement, les ministères, les banques…
Bref, s’ils avaient commencé eux aussi à emmerder le monde.

En fait, on en revient aux racines de la protestation sociale : par essence, elle cause des désagréments, voire plus, à des gens qui ne sont pas directement concerné.
Une grève est un moyen de pression fondé sur l’arrêt du travail.
Dans le secteur privé, la grève a pour but de menacer le patron d’une perte financière telle qu’il a intérêt à trouver un terrain d’entente avec ses travailleurs.
Mais si le patron est la principale « victime », il n’est pas le seul : les clients, sous-traitants, fournisseurs et les travailleurs de ceux-ci, qui n’ont a priori rien à voir avec le conflit, finissent aussi, s’il perdure, par en subir des conséquences.
Et dans le secteur public, la grève est clairement un moyen de protestation contre les directions, donc contre le pouvoir politique dont elles émanent.
Le mécontentement de l’opinion que mettent en scène les médias pour mieux le brandir est précisément la matrice de la pression.

Alors me direz-vous, de quoi les grévistes se plaignent-ils ?
Ils veulent du mécontentement, ils sont servis…
Justement non.
En focalisant là-dessus, en mettant en avant les désagréments subis et l’émoi des citoyens, les médias qui jouent à ça (en clair, la quasi-totalité des médias…) et les responsables politiques forment une drôle d’alliance dont le but est de gommer le mouvement en lui donnant l’apparence de l’absurdité, en le présentant comme décalé, «d’un autre âge» par rapport à une société qui aurait évolué et évacué la brutalité en dehors des rapports sociaux.
Cette brutalité ne serait plus que le fait de quelques illuminés privilégiés, de quelques «preneurs d’otage» isolés, indifférents à l’opinion parce qu’en décalage avec les « vrais » problèmes de celle-ci.
Et bien non, pas du tout.
Un tel discours est une reconstruction de la réalité qui passe d’autant plus facilement, il est vrai, que des désagréments existent.
Il faut donc rappeler quelques petites évidences.

La première, c’est que la grève est un échec, comme la guerre l’est dans les relations entre les Etats.
Elle sanctionne l’inaboutissement des procédures de dialogue social.
Or ces procédures, il ne faudrait pas l’oublier, étaient largement une revendication du monde du travail.
Ne serait-ce que parce que la grève coûte aussi très cher à ceux qui doivent la faire…
Cet échec est d’ailleurs particulièrement patent dans le cas des services publics, où la dégradation sociale est intimement liée au développement, dans le chef des responsables politiques, d’une pensée niant l’essence même du service public et donc lui déniant tout moyen.

La deuxième, c’est que les grèves se font et se défont dans la démocratie.
Le déclenchement et l’arrêt d’un tel mouvement sont même parmi les plus beaux exemples de fonctionnement démocratiques : tout ceux qui ont un jour assisté à une assemblée à ce sujet savant qu’il n’est pas possible de conduire très longtemps l’assistance là où elle ne veut pas aller.

La troisième, c’est que la grève fonctionne, en ce sens qu’elle aboutit le plus souvent à des résultats, même si ceux-ci sont objectivement rarement identiques à la totalité des demandes initiales.
En ce sens, elle reste donc sinon moderne (la question de la modernité n’a d’ailleurs ici pas de sens), du moins efficace.
Tout ce qui a été essayé comme autre forme de protestation apparait comme en retrait sur le plan des résultats.
La grève est donc, curieusement peut-être, une façon plus rapide de sortir d’une situation bloquée.

La quatrième, c’est que la grève n’oppose pas des «citoyens» et de protestataires, tout simplement parceque les protestataires sont toujours des citoyens et les citoyens deviennent à l’occasion des protestataires.
On se rappellera par exemple que le ministre de tutelle des TEC, Philippe Henry, qui n’est d’ailleurs pas le pire qui ait exercé cette fonction, organisa lui-même moultes grèves dans l’enseignement supérieur, où il étudiait.
La grève est l’expression de travailleurs, elle a donc toute sa légitimité citoyenne.
On en restera là, même si bien d’autres constats devraient être faits.
On aimerait retrouver, parfois, ces évidences là où circulent les opinions.
On préférerait que les conflits comme ceux que nous venons de vivre soient plus souvent analysés dans la nuance, comme un moment symbolique de la vie au travail, et pas comme un match de foot.

C’est sans doute trop demander : ceux qui tirent vraiment les ficelles de l’information n’y ont aucun intérêt.

Fabrice Jacquemart

www.6com.be

vendredi, 17 juin 2011

Veaux, mieux tard que jamais, à Ohain !

 

INVITATION

 Monsieur Philippe DUBOIS, Bourgmestre et le Collège Communal de Clavier,

 Monsieur Julien MESTREZ, Député Provincial en Charge de l’Agriculture et le Collège Provincial,

 Monsieur Emile HOTTON, Président du CICC,

 Monsieur René BERNAERDT, Directeur Général des Services Agricoles de la Province de Liège,

 Monsieur Maxime CHARLIER, Exploitant de la ferme Charlier.

 ont le plaisir de vous inviter le 21 janvier 2011 à 9H30 à la ferme " Charlier ", rue Albert 1er à Ohain-Clavier

à l’occasion du 20ème anniversaire des Opérations de Promotion de l’Agriculture à Clavier et plus particulièrement du concept " Agricharme " de la Province de Liège. L’occasion aussi de vous présenter le week-end festif organisé en collaboration avec la Commune et le CICC mais aussi le projet de la future route du BBB.

  Afin de vous accueillir au mieux, veuillez confirmer votre présence auprès de Damien DEJARDIN au 0495/ 57 14 92 ou Emile HOTTON 0498/04.14.26. 

damien.dejardin@provincedeliege.be ou cicc@skynet.be

 

Veaux, mieux tard que jamais, à Ohain !

jeudi, 19 mai 2011

New York, la revanche d'une femme de chambre ?

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NYC, la revanche d'une femme de chambre ?

mardi, 19 avril 2011

Elio et Bart au restaurant . . .

http://www.youtube.com/watch_popup?v=EVwlMVYqMu4&vq=m... 

 

Elio et Bart au restaurant . . . discutent de la formation d'un gouvernement !

 

 

lundi, 18 avril 2011

Démocratie virtuelle ?

Edition du 18 Avril 2011

De la démocratie à l´illusion démocratique

Cela va faire bientôt un an que le pays vit sans gouvernement « normal ».
Un an que le président de l’Open VLD, Alexander De Croo, suite à des calculs plus partisans que politiques, a débranché l’équipe Leterme du secteur.
Un an que le pays vit, d’ultimatums en semaines cruciales, de rencontres décisives en contacts de la dernière chance, de médiateurs en négociateurs, de ruptures en nouvelles ruptures.
Un an que tout le monde dit que cela ne peut plus durer, et pourtant un an que ça dure, et d’ailleurs on se dit que cela pourrait bien encore durer.
Et puis cette extraordinaire impression, dans l’opinion, qu’au fond tout le monde s’en fout…

Il ne faut pas rejeter la faute de ce bazar sur le pauvre De Croo fils.
On peut certes soupçonner qu’il ne s’attendait pas à cela en avril 2010, mais la crise n’est pas le fait d’une imprudence politique.
Elle n’est que la cristallisation d’un état de fait que personne ne voulait voir à l’époque, et que personne ne veut toujours voir aujourd’hui : le pays ne peut pas continuer à fonctionner dans l’état actuel de ses structures politiques.
Et se mettre dans les tranchées, comme le propose mâlement Philippe Moureaux, ne changera rien.
Ni en mal certes, mais ni en bien non plus.
 
La seule chose qui ait vraiment changé, en un an, est la notion d’affaires « courantes ».
Cette horreur dont les constitutionnalistes se pinçaient le nez il n’y a pas encore si longtemps est devenu un mode de gouvernement, qui permet de faire des budgets, des plans pluriannuels et même d’entamer des opérations de guerre à l’étranger.
Il y a peut-être encore une chose qu’un gouvernement ne puisse pas faire en affaires courantes, c’est vendre des armes à l’étranger, comme vient de l’indiquer l’annulation par le Conseil d’Etat de licences wallonnes.
Mais les faits incriminés remontent, il est vrai, à si loin, que cette annulation ne fait qu’ajouter une œuvre surréaliste aux cimaises d’un musée regorgeant déjà de trésors de ce type.
 
Et le fait que Leterme « AC » décide, et même décide plus que lorsqu’il était aux commandes de manière tout à fait normale, n’est pas pour rien dans l’illusion qu’au fond, tout va bien, et que cela pourrait continuer indéfiniment.
Cela s’est d’ailleurs déjà vu dans ce pays avec le cas de l’Agglomération de Bruxelles, créée par la réforme constitutionnelle de 1970-71, liquidée par celle de 1988-89 et dont les membres, élus une seule fois en 1971, restèrent benoîtement en place jusqu’à la fin.
Certes, on était à un autre niveau de pouvoir, mais…
 
Mais on est bien, en un an, passé de la démocratie à l’illusion démocratique.
Le Parlement, élu voici onze mois, peut travailler normalement.
Des responsables politiques, généralement de très haut niveau, s’acharnent à concilier l’inconciliable et à rapprocher les points de vue de tout le monde.
Et en attendant, un gouvernement « provisoire » gouverne et applique des politiques qui seraient plus ou moins les mêmes s’il était tout à fait légitime.
Le hic, c’est que le Parlement peut certes contrôler, mais a perdu tout pouvoir réel de sanction : tant qu’il n’a pas de successeur, Leterme AC ne peut que rester en place.
Les parlementaires peuvent certes exercer leur droit d’initiative, mais, alors que leur marge de manœuvre est déjà réduite en temps réel, quand les institutions fonctionnement normalement et qu’ils sont donc soumis aux lois des majorités constituées (ce qu’on appelle péjorativement la particratie), ils sont cette fois-ci totalement pied et poings liés puisque toute proposition un peu importante devra attendre l’accord de majorité à
 venir.
Et certes, les gouvernements régionaux, comme les villes et communes, continuent à fonctionner, puisqu’ils sont en dehors de la crise politique et que le problème de leur légitimité institutionnelle ne se pose pas.
Mais cela n’enlève rien au déficit démocratique actuel.
 
Exécutif insanctionnable, Parlement en chômage technique…
Restent les multiples négociateurs d’une future majorité, quelle que soit leur dénomination du moment.
Eux aussi contribuent à structurer l’illusion démocratique, par la normalité qu’ils continuent à conférer, envers et contre tout, à leurs missions de rapprochement.
Or ces missions n’ont rien de normal, si l’on veut bien considérer que le but est de constituer un gouvernement qui gouverne.
En n’excluant personne dans les forces démocratiques, en discutant avec tout le monde, on empêche la démocratie de fonctionner, puisqu’une démocratie, c’est une majorité et une opposition, une partie de l’opinion satisfaite et l’autre mécontente, avec une remise périodique à zéro des compteurs qu’on appelle l’élection.
En cherchant à mettre tout le monde d’accord, on torpille le mécanisme et on vide même les élections de sens : si on reconvoquait l’électeur, on obtiendrait grosso modo le même résultat, puisque le citoyen devra se prononcer sur des formations politiques qui, cette dernière année, ont toutes fait plus ou moins la même chose, et entre lesquelles il est impossible de trancher sur base de critères différents de ce qu’ils étaient en juin 2010…
 
On n’en sortira donc pas sans rupture de fronts, le front flamand, le front francophone.
Ce dont les partis ne veulent pas, chacun craignant d’être la principale victime d’un tel choix qui, pourtant, rétablirait le vrai fonctionnement démocratique en enterrant l’illusion de la démocratie.
En refusant cela, les partis politiques belges, aujourd’hui, entrent dans le déni de démocratie.
 
Fabrice Jacquemart

www.6com.be

 

Démocratie virtuelle ?

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